Le CNL dénonce les « arrestations arbitraires » de ses membres (L’Orient-Le Jour du 4 mai 1999)

Politique

Le Conseil national libre (aouniste) a publié hier un communiqué dénonçant « les arrestations arbitraires et les intimidations dont sont victimes ses adhérents ».

 

« Les services de sécurité ont intensifié ces derniers mois la campagne d’arrestations arbitraires et d’intimidations qu’ils menaient déjà à l’encontre des étudiants membres du CNL », ont affirmé les responsables du mouvement qui estiment à « 250 » le nombre d’élèves et d’étudiants concernés par cette campagne.

 

« Certains ont été convoqués par téléphone, d’autres ont subi des interrogatoires, et nombre parmi eux ont été arrêtés, mais tous ont été obligés de signer des papiers dans lesquels ils déclarent renoncer à toute activité politique, tous ces actes ont été accomplis en-dehors de toute légalité », ont encore accusé les aounistes.

 

« Malgré cette campagne injustifiée qui vise à museler les masses décidées à dénoncer l’occupation, le CNL appelle ses adhérents à poursuivre leur action pour affirmer leur droit à la justice et les encourage à refuser toute convocation qui ne serait pas délivrée dans les formes par l’autorité judiciaire compétente », ont ajouté les membres du CNL dans leur communiqué d’hier.

Des jeunes aounistes empêchés d’organiser un rassemblement devant l’ESCWA (L’Orient-Le Jour du vendredi 18 septembre 1998)

Politique

Un rassemblement que les jeunes aounistes prévoyaient d’organiser hier à midi devant l’ESCWA pour réclamer de l’ONU la mise en application de la résolution 520 (1982) a été interdit par les forces de l’ordre.

 

Dans un communiqué, le courant aouniste a annoncé qu’un groupe de ses partisans parmi les étudiants a été empêché par les forces de l’ordre de présenter aux responsables de l’ESCWA une lettre adressée au secrétaire général de l’ONU, M. Kofi Annan, lui demandant d’oeuvrer en vue de la mise en application de la résolution 520 de l’ONU, stipulant le retrait de toutes les forces étrangères du Liban.

 

Ils étaient une cinquantaine de jeunes à se rendre au siège de l’ESCWA qu’ils n’ont pas pu d’ailleurs approcher à cause du dispositif de sécurité immédiatement mis en place dans le périmètre du bâtiment, place Riyad el-Solh. La lettre qu’ils souhaitent adresser à M. Annan comprend le texte intégral de la résolution 520 ainsi que les noms des détenus libanais dans les prisons israéliennes et syriennes. Dans leur missive, les jeunes aounistes exhortent le secrétaire général de l’ONU d’oeuvrer pour leur libération.

 

Selon le communiqué, les forces de l’ordre ont empêché les jeunes étudiants d’avancer et ont chassé les photographes de la place, avant de s’emparer de la lettre dont ils ont vérifié le contenu. Le porteur de la lettre a été malmené, a ajouté le communiqué, précisant qu’un des membres du groupe a pu finalement entrer dans l’immeuble de l’ESCWA et remettre la lettre à un de ses responsables.

 

En soirée, les jeunes aounistes ont distribué dans plusieurs régions libanaises le texte de la résolution 520 qu’ils ont présentée comme étant « le chemin le plus court pour sauver Jezzine et libérer le Liban-Sud ainsi que l’ensemble du pays ».

Le BCCN critique l’attitude officielle sur le retrait israélien (L’Orient-Le Jour du mercredi 12 avril 2000)

Divers, Politique

Le Bureau central de coordination nationale (BCCN) a critiqué l’attitude officielle libanaise sur la question du retrait israélien annoncé et a condamné les prises de position contradictoires adoptées par les différents chefs palestiniens.

 

A l’issue de sa réunion hebdomadaire, le BCCN a publié un communiqué dans lequel il relève quatre points:

 

1-« L’attitude officielle libanaise vis-à-vis du retrait israélien du Liban-Sud et de la Békaa-Ouest dénote un embarras certain. Les points de vue contradictoires à ce sujet laissent supposer que le Liban n’est pas prêt pour ce dénouement tant attendu ».

 

2-« Les tentatives de lier la résolution 425 aux résolutions 242 et 338 reviennent à verser les sacrifices consentis par les libanais au crédit d’une tierce partie. La concomitance des volets libanais et syrien ne deviendra réellement effective que lors de la signature simultanée d’un accord de paix entre le Liban et la Syrie d’une part, Israël d’autre part. Le fait de lier le retrait israélien aux autres retraits constitue en fait une invitation faite à Israël de maintenir son occupation jusqu’au règlement définitif du contentieux, ce qui équivaut à prolonger la crise libanaise ».

 

3-« Le retrait constitue une nécessité pour le Liban, et les arabes sont appelés à trouver la solution adéquate au problème des réfugiés palestiniens au Liban ».

 

4-« A travers leurs prises de positions contradictoires et leur détermination à conserver leurs armes, les palestiniens semblent vouloir ressusciter l’accord du Caire pour que le Liban redevienne la scène de nouveaux combats meurtriers ».

Le BCCN accuse le gouvernement de négligence meurtrière (L’Orient-Le Jour du mercredi 16 juin 1999)

Politique, Terrorisme

Tout en se déclarant meurtri et attristé par le drame de Saïda qui a coûté la vie à quatre magistrats, le Bureau central de coordination nationale (BCCN, aouniste) a accusé le gouvernement de « négligence meurtrière ». « Le BCCN se déclare profondément meurtri attristé par le drame qui a coûté la vie à quatre magistrats qui finalement ont été les victimes de la négligence et de l’irresponsabilité du gouvernement qui a laissé ses fidèles serviteurs à la merci des criminels qu’ils sont censés juger », ont déclaré les aounistes dans leur traditionnel communiqué hebdomadaire qu’ils font parvenir par fax à la presse. Et comme conséquence directe, ils demandent au gouvernement l’élimination de tous les « îlots sécuritaires ». « Le BCCN appelle le gouvernement à éliminer tous les îlots sécuritaires et à ramasser les armes qui continuent à y circuler en toute liberté, la loi libanaise doit être la même pour tous les résidents, autrement le Liban restera pour toujours fragilisé du fait des pêcheurs en eau trouble qui trouveront là un terrain fertile à leur action déstabilisatrice », ont encore dit les aounistes.

Le RPL: « Gare à un Kosovo libanais » (L’Orient-Le Jour du vendredi 4 juin 1999)

Politique

Le Rassemblement pour le Liban (aouniste), établi à Paris, a affirmé dans un communiqué, avoir tenu une réunion extraordinaire consacrée aux développements à Jezzine « qu’on veut transformer en un Kosovo libanais et en une scène destinée aux règlements de comptes entre les deux occupations syrienne et israélienne au détriment de notre peuple pacifique ».

 

« Il est temps que le pouvoir à Beyrouth assume, ne serait-ce qu’une fois, ses responsabilités nationales et décide de dépêcher immédiatement l’armée afin que la tragédie d’Arnoun ne se répète pas », a indiqué le RPL, avant de se demander « comment l’armée peut cohabiter avec la résistance dans toutes les régions libanaises et non pas à Jezzine ».

 

« Ce prétexte cache une intention camouflée des pôles du pouvoir de créer à Jezzine, un vide au niveau de la sécurité, afin d’exercer des pressions sur les habitants de la région et de maintenir un climat d’instabilité pour des considérations qui ne sont pas dans l’intérêt du Liban », a ajouté le RPL qui a invité le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, à s’installer « immédiatement à Jezzine » et le gouvernement français à intervenir en coordination avec l’ONU « pour empêcher un nouveau massacre de nos compatriotes ».

NÉOCOLONIALISME : LA RUÉE BRITANNIQUE VERS L’AFRIQUE

Armées - Armements - Défense - Sécurité, Economie, Politique, Terrorisme

L’Afrique fait face à une invasion coloniale nouvelle et dévastatrice conduite dans la détermination de piller les ressources naturelles de l’Afrique, particulièrement son énergie stratégique et ses ressources minérales. C’est le message d’un nouveau rapport s’intitulant ‘The New Colonialism : Britain’s scramble for Africa’s energy and mineral resources’ (« le Nouveau Colonialisme : la ruée britannique pour l’énergie et les ressources minérales de l’Afrique ») qui met en évidence le rôle du gouvernement britannique dans ce processus de pillage.

Réalisé par Mark Curtis, le rapport révèle le degré auquel les entreprises britanniques contrôlent maintenant les ressources minérales clés de l’Afrique, notamment or, le platine, les diamants, le cuivre, l’huile, le gaz et le charbon. Il documente comment 101 entreprises inscrites à la Bourse de Londres (LSE) – la majeure partie d’entre elles britanniques – ont des opérations minières dans 37 pays africains subsahariens et contrôle collectivement plus de 1 trillion de $ de valeur de ressource en Afrique.

Le gouvernement britannique a utilisé son pouvoir et son influence pour assurer que les sociétés minières britanniques aient accès aux matières premières de l’Afrique. Le rapport expose la participation à long terme du gouvernement britannique (des partis Travailliste et Conservateur) pour influencer et contrôler l’accès des entreprises britanniques aux matières premières. L’accès a été sécurisé par un jeu des chaises musicales entre la classe politique et les sociétés minières britanniques, avec au moins cinq représentants gouvernementaux britanniques prenant des sièges dans les conseils des sociétés minières opérant en Afrique.

Aidé par les règles d’OMC, la force de levier britannique sur les systèmes politiques et économiques de l’Afrique ont abouti à ce qu’une entreprise comme Glencore a été capable de de disposer de revenus 10 fois supérieurs à ceux du produit intérieur brut de la Zambie.

Sous l’apparence d’un Royaume-Uni aidant l’Afrique dans son développement économique (une poursuite du discours colonial paternaliste), 134 milliards de $ ont été investis dans le continent chaque année en forme de prêts, d’investissement étranger et d’aide, tandis que le gouvernement britannique a permis de réaliser plus de 192 milliards de $ en profit issus de l’Afrique émanant de ses entreprises…

Le rapport met en évidence les rôles joués par des entreprises majeures, comme Rio Tinto, Glencore et Vedanta. Du déplacement de peuple, des meurtres révélant l’importance des violations de droits de l’homme, de la dégradation environnementale et de l’évasion fiscale, l’Afrique semble être devenue en accès libre au pillage. En fait, dans une infime minorité de cas, les gouvernements africains ont accès à un actionnariat dans les projets des multinationales. Et même s’ils l’ont, il a tendance à être limité à 5-20 %.

Mark Curtis soutient qu’un pays africain pourrait profiter d’opérations minières en insistant pour que les entreprises emploient un grand pourcentage de personnel du pays et achètent une grande proportion des marchandises et des services du pays. Cependant, les règles d’Organisation Mondiale du Commerce empêchent des pays africains de mettre en place de telles politiques…

Source : Countercurrents.org

LIBYE : SAÏF AL-ISLAM, LE FILS DE KADHAFI, REVIENT

Politique, Terrorisme

Début Mai, j’avais écrit « Gardez à l’esprit que Saïf Kadhafi pourrait jouer un rôle important dans le futur. » Beaucoup d’étrangers ont été surpris d’apprendre que Saïf Al Islam Kadhafi, l’héritier naturel de son père, avait été libéré d’une prison libyenne de Zintan, mais ce n’est rien en comparaison de ce qui pourrait se produire: son retour au pouvoir d’une manière ou d’une autre.

Pendant le soulèvement du printemps arabe de la Libye en 2011, Saïf a rejoint son père et ses frères sur les barricades pour combattre les rebelles soutenus par l’OTAN dans une âpre guerre révolutionnaire. Les rebelles ont par la suite attrapé et assassiné son père et son frère Mouammar Moatassim à Syrte, mais Saïf, lui, a été capturé vivant alors qu’il essayait de fuir à travers le désert du Sahara au Niger.

Il a peut-être dû sa bonne fortune au fait que les unités qui l’ont capturé étaient de Zintan, une ville montagneuse du sud de Tripoli, qui a combattu par la suite l’Aube de Libye, un groupe islamiste qui a pris la capitale en 2014. Lors du procès collectif d’anciennes personnalités du régime, Zintan a refusé de livrer Saïf, lui épargnant ainsi les brutalités infligées à d’autres prisonniers dont l’ancien chef du renseignement Abdullah al Senussi et son jeune frère Saadi. Un film montre ce dernier en train d’être tabassé dans la cellule d’une prison de Tripoli.

Les Zintanis n’étaient pas des amis de l’ancien régime. Ils étaient l’un des groupes rebelles les plus efficaces dans la lutte contre les forces de Kadhafi pendant le soulèvement que les bombardements de l’OTAN ont permis de remporter.

Mais d’après ce qu’en ont dit les quelques personnes autorisées à lui rendre visite dans un lieu étroitement gardé quelque part dans la ville, Saïf a été bien traité et jouissait d’un régime similaire à l’assignation à résidence.

Il y a un an un tribunal de Tripoli, opérant sous le contrôle du groupe Aube de la Libye, l’a condamné à mort ainsi que quelques autres, dont Al Senussi. A Zintan, peu de choses ont changé pour Saïf, parce que Zintan a refusé obstinément de l’envoyer à la misérable prison d’Al Hadba à Tripoli.

Le chaotique Gouvernement d’entente nationale (GNA), soutenu par l’ONU et dirigé par un premier ministre homme de paille, qui opère à partir de la base navale de Tripoli, la seule partie de la ville qu’ils contrôlent, semble toutefois être à l’origine de l’acte d’amnistie dont ont bénéficié Saïf et d’autres prisonniers en avril, annulant leurs condamnations à mort et ordonnant leur libération.

Depuis lors, l’endroit où se trouve Saïf est un mystère, mais l’attitude des Zintanis à son égard est tempérée par leur alliance avec les tribus qui soutenaient Kadhafi auparavant, dont celles de Beni Walid et de Warshefani, pour lutter à mort contre les islamistes d’Aube de la Libye. La tribu de Kadhafi elle-même a une base au sud de Zintan près de Sebha, et fait cause commune avec les Zintanis contre les milices d’Aube de la Libye qui contrôlent la capitale et le Gouvernement d’entente nationale (GNA).

Avant le soulèvement en Libye, Saïf sillonnait le monde pour chercher des soutiens à son projet de démocratisation du pays. Il est difficile de savoir si ses ambitions dans ce domaine ont avorté parce qu’il n’était pas sérieux, ou à cause de la ligne dure de ses frères et sœurs Moatsem et Khamis. Quoi qu’il en soit, il sort de captivité pour retrouver une Libye profondément changée, ce qu’il avait prédit.

En février 2011 Saïf al-Islam a fait un discours où il prédisait ce qui allait arriver. Et il ne s’est pas trompé. « Il y aura la guerre civile en Libye … nous allons nous entretuer dans les rues et toute la Libye sera détruite. Il nous faudra 40 ans pour parvenir à un accord sur la façon de diriger le pays car, désormais, tout le monde voudra être président ou émir, et tout le monde voudra diriger le pays. »

Saïf savait que son pays serait déchiré si le régime de son père était détruit par l’Occident.
Les brutalités du régime de son père ont, depuis, été égalées par celles de certaines des milices qui l’ont renversé, comme on le voit avec le passage à tabac de son frère Saadi dans une prison de Tripoli, filmé dans tous ses macabres détails par ses geôliers.

La plupart des tribus qui soutenaient autrefois Kadhafi se battent maintenant contre les islamistes et leurs alliés opportunistes de Misrata d’Aube de la Libye, et elles verront en SaÏf une personnalité qui peut unifier leurs revendications et empêcher leur éviction de la vie politique libyenne.

Il semble que l’opposition à ce qu’il joue un rôle politique soit en train de diminuer, parce qu’il n’a jamais fait partie du « muscle » du régime de Kadhafi; il passait beaucoup de temps à Londres et fréquentait le cercle doré des riches magnats, des universitaires et de l’élite politique de Tony Blair.

En d’autres termes, de nouvelles perspectives s’ouvrent à cet homme qui a été châtié par les rebelles pour avoir condamné leur rébellion à la télévision verte de Kadhafi pendant le soulèvement, mais qui n’a jamais tiré une seule balle. Sa libération pourrait lui permettre de mettre en œuvre le projet qu’il a toujours prétendu porter: réformer son pays et unir les principales tribus qui se sentent marginalisées par ceux qui détiennent le pouvoir en Libye.

Les choses se mettent en place pour qu’il puisse faire éventuellement partie d’une sorte de grand conseil. Comme le Gouvernement d’entente nationale (GNA) est incapable de convaincre aucun des deux autres gouvernements de Libye de se joindre à lui, certains pensent qu’il faudrait faire appel à une médiation plus large, l’Arabie Saoudite et surtout Oman s’offrant comme médiateurs. Cela sera discuté à Bruxelles le 18 juillet avec le secrétaire d’Etat américain John Kerry.

Dans ce pays, livré au chaos et à la destruction, dont les gouvernements se battent entre eux et où l’Etat islamique progresse, Saïf Kadhafi pourrait devenir une partie de la solution plutôt que du problème.

Depuis la nouvelle de sa libération, il y a 24 heures, des Libyens de différentes villes du pays brandissent des photos de Saïf en criant son nom. A ma connaissance, c’est la première fois qu’il y a des manifestations pro-Kadhafi aussi ostensibles dans tant d’endroits du pays à la fois depuis 2011.

Il est temps que Saïf joue un rôle, avec d’autres libertaires, dans et au dehors de la Libye pour promouvoir l’ancienne constitution et surtout pour bannir les membres du Groupe islamique combattant en Libye (GIGL, Al-Jama’a al-Islamiyyah al-Muqatilah bi-Libya), une ancienne filiale d’al-Qaeda.

Selon la rumeur, Saïf donnera bientôt une conférence de presse. Cela sera vraiment très intéressant si c’est le cas.

Richard Galustian,
Moon of Alabama
Traduction : Dominique Muselet

source: http://www.comite-valmy.org/spip.php?article7350
Appel à la solidarité agissante : La Côte d’Ivoire et l’Afrique vous seront reconnaissantes de bien vouloir signer la pétition de libération de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo injustement incarcéré à La Haye par la Cour Pénale Internationale (CPI). Cette pétition est initiée par Messieurs Bernard B Dadié et Joseph K. Koffigoh respectivement écrivain et ancien Premier Ministre de la République du Togo. Veuillez suivre, s’il vous plait, ces liens pour signer cette pétition dont le nombre de signatures attendu est de 22 millions : http://www.pourgbagbo.com ; http://pourgbagbo.com/.

Merci infiniment à vous.

Abossa News

ARMES HYPERSONIQUES : LA RUSSIE PENSE A SA PROTECTION

Armées - Armements - Défense - Sécurité, Politique

La Russie est en train de mettre au point une parade contre les armes hypersoniques, selon un haut responsable militaire.

La Russie met au point des moyens de protection contre les armes hypersoniques, a déclaré samedi le commandant en chef des troupes de DCA de l’Armée de terre russe, le général Alexandre Leonov.

« En perspective, nous ferons face à des cibles hypersoniques telles que des ogives capables de planer et des appareils aériens hypersoniques. Il s’agit d’armes qui ont un grand avenir devant elles. Un travail de mise au point de moyens de lutte contre ces armes doit être organisé, et il est déjà en cours », a indiqué le général.

Il a ajouté que les missiles intercontinentaux et les missiles de moyenne portée étaient potentiellement visés par les armes hypersoniques.

L’arme hypersonique a pour mission de percer les défenses antiaériennes qui se font de plus en plus sophistiquées. Cette arme est en mesure de frapper rapidement une cible située dans n’importe quel point du globe.

Sputniknews

LIBYE : QUI VEUT FAIRE MAIN BASSE SUR L’ARGENT DE KADHAFI ?

Economie, Politique

On est loin, bien loin des promesses enflammées annonçant, en 2011, la restitution illico à la Libye des avoirs placés à l’étranger par son dirigeant Mouammar Kadhafi.

Cinq ans après la révolte populaire qui a balayé le long règne (1969-2011) de celui qui se faisait appeler le « Guide », aucun centime d’euro n’a pu être récupéré par les autorités libyennes. Et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayé. La chasse aux biens placés pendant quarante-deux années par Kadhafi s’est révélée totalement infructueuse. Car ceux qui ont embouché les trompettes pour promettre de lesrendre peu après sa chute ont perdu, chemin faisant, leur enthousiasme. Quant aux pays africains, leur attitude semble avoir été plus cohérente : ils n’ont jamais rien promis et n’ont donc finalement rien rendu.

Sommes colossales en jeu

Sommés de justifier leurs réticences à rendre à la Libye, qui en a tant besoin aujourd’hui, les biens cachés par Kadhafi, les Etats concernés invoquent la crainte qu’ils tombent entre des mauvaises mains, le pays n’étant pas encore stable. Derrière cet argument de bons sens pointent, en réalité, de nombreux autres énormes enjeux. Au premier rang desquels l’importance des sommes.

En l’absence de livres comptables précis, on estime entre 100 milliards et 400 milliards de dollars (environ 90 milliards à 360 milliards d’euros) les montants placés sous Kadhafi en Afrique du Sud, aux Etats-Unis, en Italie, en Suisse, en Grande-Bretagne. S’ajoutent à cela les biens immobiliers disséminés à travers le monde, parmi lesquels l’immeuble du 17e arrondissement de Paris qui abrite les locaux de la Fnac, des centaines de milliers d’hectares de terres agricoles le long du fleuve Niger, les hôtels du groupe Laico ou, plus insolite encore, la villa Kadhafi à Tombouctou, auMali, où le « Guide » venait passer la fête musulmane de Maaloud, correspondant à l’anniversaire de la naissance du prophète Mahomet.

Gardiens de lourds secrets

L’étendue des avoirs de la Libye placés par Kadhafi à l’étranger est sans doute bien plus importante qu’on ne le pense. Les archives du régime ne suffisent pas à percer l’opacité de la gestion de cette époque. Les investissements à l’étranger n’étaient en effet ni planifiés ni coordonnés. Ils se faisaient suivant la seule humeur du « Guide », tantôt dans un pays africain pour plaire à son dirigeant, tantôt dans un Etat occidental pour susciter sa sympathie.

Deux proches collaborateurs de Kadhafi actuellement réfugiés à l’étranger peuvent cependant donner la clé permettant de percer le mystère des avoirs libyens à l’étranger. Le premier d’entre eux, Moussa Koussa, a été patron des renseignements extérieurs et vit aujourd’hui dans le Golfe après avoir séjourné, de notoriété publique, à Londres. Il a emporté avec lui une partie des secrets du long règne de Mouammar Kadhafi et connaît bien la piste des biens libyens à l’étranger.

Mais le vrai gardien des lourds secrets des avoirs financiers et biens immobiliers de la Libye à l’étranger, c’est bien Béchir Salah. Ce Toubou – ethnie minoritaire en Libye – originaire du Sud libyen avait la haute main sur les principaux fonds souverains libyens, dont le principal d’entre eux, Libyan Investment Authority (LIA).

Tout puissant directeur de cabinet

Au titre de sa fonction de directeur de cabinet de Kadhafi, Béchir Salah « arrosait » avec des mallettes d’argent liquide dirigeants politiques, hommes de culture, acteurs de la société civile, lobbyistes, et ordonnait les placements financiers à l’étranger autant que l’acquisition des biens immobiliers. Pour « services rendus à la nation », son exfiltration de Libye par la Tunisie avait été organisée en 2011 par le gouvernement français, qui l’a accueilli à Paris avec un titre de séjour, avant de l’encourager à partir pour d’autres horizons avec ses lourds secrets.

Depuis son départ de la France pour échapper à la justice qui voulait l’interroger dans le cadre de l’enquête sur le financement présumé de la campagne de Nicolas Sarkozy par Mouammar Kadhafi, Béchir Salah coule des jours tranquilles en Afrique du Sud, première destination des placements de Kadhafi en Afrique. Ce n’est sans doute pas le président sud-africain, Jacob Zuma, ni même l’African National Congress (ANC) qui a été soutenu financièrement par la Libye dans sa lutte contre l’apartheid qui forcera l’ancien collaborateur de Kadhafi à parler.

En réalité, ce n’est pas tant le montant des avoirs libyens à l’étranger qui pose problème. Mais la collaboration effective des pays qui les abritent pour les récupérer. Les plus optimistes pensent désormais que seule une petite partie de cet énorme trésor reviendra aux Libyens.

Le Monde

L’OTAN RENFORCE TOUS AZIMUTS SA PRESENCE AUX FRONTIERES RUSSES

Armées - Armements - Défense - Sécurité, Politique

Après une réunion de l’OTAN à Bruxelles, le secrétaire général de l’Alliance, Jens Stoltenberg, a confirmé que des bataillons composés de soldats de plusieurs nationalités seraient déployés dans les pays baltes et en Pologne.

Les bataillons seront composés de contingents envoyés principalement par l’Angleterre, les Etats-Unis, l’Allemagne, et potentiellement le Canada. Quatre bataillons seront déployés en Lituanie, en Lettonie, en Estonie et en Pologne selon un principe de six à neuf mois de rotation. Il s’agit du plus important renforcement des troupes de l’OTAN en Europe de l’Est depuis la Guerre froide.

Le secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter, a également indiqué qu’il y aurait «une équipe de combat de brigade armée permanente, qui apportera son propre équipement à chaque rotation». En plus des bataillons de rotation, l’OTAN prévoit de créer des unités de «fer de lance» ultra mobiles. Il s’agit d’unités de haut niveau de préparation et technologiquement avancées ainsi que d’unités de forces spéciales capables d’être déployées rapidement dans tous les milieux : terre, air et mer. Une autre unité de force de réaction rapide composée de 40 000 militaires ainsi qu’un entrepôt de matériel prêt au combat sont également prévus.

Malgré ce déploiement massif, le secrétaire général de l’OTAN assure que l’Alliance «ne cherche pas de confrontation avec la Russie». «Nous ne souhaitons pas une nouvelle Guerre froide», a-t-il ajouté bien qu’ayant précisé que l’OTAN continuerait «de protéger et de défendre tous ses alliés de toute menace».

Les Etats-Unis font également pression, au sein de l’Alliance, pour qu’un bouclier anti-missile soit installé en Europe de l’Est afin d’enrayer «la menace russe», ce qui augmenterait encore le nombre d’avions de chasse de l’OTAN et d’intercepteurs de missiles sol-air dans la région. Par ailleurs, la Bulgarie et la Roumanie souhaitent que l’OTAN renforce sa présence maritime dans la mer Noire, pour contrer la flotte russe basée en Crimée. Demande qui semble être acceptée favorablement par l’OTAN puisque son secrétaire général a indiqué que l’Alliance avait «décidé de mettre en place des mesures adaptées dans la zone stratégique de la mer Noire […] L’OTAN renforcera sa présence et salue les initiatives et les propositions [de la Roumanie et de la Bulgarie]».

Au lendemain de la Guerre froide, Washington et Moscou s’étaient entendus pour que l’OTAN ne s’étende pas à l’est, a rappelé l’ancien ambassadeur des Etats-Unis en URSS, Jack Matlock.

La Russie critique depuis longtemps l’élargissement et le renforcement des troupes de l’OTAN en Europe de l’Est, les qualifiant de menace pour sa sécurité et pour la stabilité en Europe. A l’issue de la réunion de l’OTAN, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a mentionné que les services de sécurité et de renseignement russes surveilleraient de près les activités de l’Alliance près de des frontières de la Russie.

«Notre ministère de la Défense ainsi que tous les services compétents surveillent dûment tous les changements dans la dislocation des forces militaires étrangères à proximité de nos frontières. Ils analysent tous leurs changements et leurs mouvements et prennent des mesures pour défendre les intérêts de la Russie et sa sécurité», a déclaré Dmitri Peskov.

RT